Mercredi 14 novembre 2007
En route vers Uyuni
Nous partons donc en bus un mercredi midi direction Oruro, d'où nous prendrons ensuite le train pour Uyuni. Je vous épargne la description du trajet, pour éviter
d'être lassant. Nous arrivons dans la soirée à Oruro, juste le temps de s'enfiler quelques patates et un quart de poulet dans la boutique du coin de la rue et nous sautons dans notre
voiture, première classe s'il vous plait...
Le train roule à une lenteur
incroyable et le trajet dure un éternité, mais le wagon est confortable et chauffé, pas vraiment de quoi se plaindre. On débarque à minuit dans Uyuni déserte, où il règne un froid glacial. Grâce
aux précieuses indications d'Alba nous trouvons notre hôtel rapidement pour y profiter des quelques heures de sommeil qu'il nous reste avant le grand départ. Nous retrouvons Alba le lendemain au
petit déjeuner et je fais connaissance avec ses parents ainsi que sa grand mère en pleine force de l'âge. Nous décollons direction le Salar, avec une petite heure et demi de retard, normal quoi.
Outre un 4x4 Toyota Land Cruiser, nous disposons également d'un chauffeur et d'une cuisinière. Le programme est le suivant : première étape dans le Salar, ensuite direction le sud pour y admirer
une myriade de lagunes. Au passage, nous profiterons des bienfaits d'une source thermale et de la beauté des geysers environnants. Puis, nous rentrerons à Uyuni pour y visiter un fantomatique
cimetière de trains, fin du voyage.
Comme de la banquise en plein désert, le Salar
La première vue du Salar est impressionnante. Sous un soleil de plomb, la croûte de sel d'un blanc éblouissant s'étend à perte de vue.
Par endroits une série de petits tas coniques tranchent avec la monotone platitude des reliefs. Quelques ouvriers s'évertuent à creuser dans cette couche dure comme de la pierre pour y extraire
ce qui formera de nouveaux petits monticules. Nous allons nous percher sur l'un d'eux pour la photo. Nous garderons ainsi un souvenir " marrant " de l'endroit et en laisserons un moins drôle aux
gens du coin sous la forme d'un tas de sel un peu moins conique qu'avant...
Nous faisons notre deuxième arrêt sur ce qu'on appelle ici une " île ", un amas de rochers qui dépassent de cette mer de sel. Mis à part les touristes, l'île est également envahie par une forêt
de cactus qui en rajoute à l'étrangeté du lieu. Nous reprenons la voiture pour la suite des aventures après avoir dévoré un repas fait de Quinoa et de viande de Lama. Camille et Alba ont tous
juste le temps de coller leurs oreilles par terre pour une photo, qui a coût sur les différenciera des autres touristes...
Un monde minéral coloré
Apres
le désert de sel nous découvrons celui plus conventionnel fait de sable et de cailloux. Nous sommes environs à 4000 mètres d'altitude sur l'Altiplano. Les couleurs des paysages que nous
traversons sont impressionnantes. Le rouge domine majoritairement le plateau, mais un peu plus sur les hauteurs, des filons de souffre ajoutent des nuances jaunes, orangées ou parfois
blanches.
Mélangé au bleu pur et profond du ciel à cette altitude le contraste est saisissant. Ca et là nous croisons quelques vigognes qui trouvent leur subsistance dans les quelques maigres touffes
d'herbe épineuse qui arrive à pousser ici.
Nous sommes amenés également
plusieurs fois à nous arrêter observer quelques champs de laves et autres témoignages volcaniques auxquels l'érosion a donné des formes étranges et compliquées. "L'arbol de piedra" appelé ainsi
en raison de sa ressemblance a un arbre en est l'une des plus originale et célèbre. Dans quelques recoins, se développe des amas d'une plante semblable à de la mousse en apparence mais aussi dure
que la roche qui l'entoure. Cela suffit pourtant à nourrir un rongeur local nommé Viscacha, mélange entre un lapin et une marmotte agrémenté d'une queue d'écureuil qui nous fait l'honneur de
poser pour la photo. Pour continuer dans l'insolite nous passons dans le désert de Dali, qui doit son nom aux quelques pierres posées là au hasard, comme dans certaines de ses œuvres.
Mirages au milieu du désert
Aussi étonnant que cela puisse paraître, de nombreuses lagunes se trouvent dans ces lieux pourtant si
hostiles. Néanmoins ne vous attendez pas à trouver des havres de végétation comme dans des oasis aux milieux du désert. Les eaux saumâtres des lieux sont chargées de minéraux et de sels en très
fortes concentrations, leur donnant parfois une couleur blanche, verte ou rouge avec toute la panoplie de nuances possibles. Le développement d'algues microscopiques contribue également à
l'apparence de ces eaux.
Mais il permet surtout de
nourrir d'immenses colonies de flamants roses, un des seul habitant des lieux. Le contraste de leur robe avec la couleur de la lagune blanche donne un spectacle magnifique. Ce sera prétexte a un
mini concours photo pour le plus beau cliché de flamant. Dans la bataille, Camille se laisse prendre au piège de " la croûte de sel pas solide qui recouvre la couche de boue toute molle " aux
abords de la lagune. Pas de pitié quand on a l'esprit de compétition, elle sera abandonnée sur place si elle ne peut se sortir seule de ce mauvais pas.
Les bienfaits des profondeurs de la terre
Dans cette région de la Bolivie on trouve des traces passées du volcanisme, mais également des manifestations
bien actuelles ! Parmi elles, des geysers crachant de la vapeur remplie de souffre ou des marmites de boue liquide bouillonnante. Pour observer ces phénomènes, nous nous rendons très tôt sur les
lieux en partant avant le lever du soleil. La lumière rasante du matin éclaire les panaches de fumées qui sont d'autant plus visibles à cause du froid qu'il règne encore. Nous nous promenons au
milieu de tout ces mini cratères dégageant des odeurs d'oeuf pourri.
A intervalles
réguliers des bulles de gaz viennent crever la surface d'une couche de boue grisâtre produisant un son identique a celui que l'on entend lorsque l'on plonge sa cueillere dans un pot de fromage
blanc. Pour autant le spectacle n'est pas des plus inoffensif et nous devons faire attention ou nous marchons au risque de voir fondre les semelles de nos chaussures et notre pied avec
!
Une autre manifestation volcanique de la région dont on peut profiter bien plus innocemment sont les sources thermales, et bien sûr, nous ne nous en sommes pas privés ! Bien qu'il soit un peu dur
de se mettre en maillot de bain qu'en il fait en dessous de zéro, on a vite oublié cette désagréable impression quand on se plonge dans une eau qui avoisine les 40°C. Bien sûr, ce n'est que
reculer pour mieux sauter, car le choc thermique à la sortie est bien moins plaisant ! Heureusement, les pancakes que nous a préparé notre cuisinière et le soleil maintenant plus haut dans le
ciel se chargent de nous réchauffer rapidement.
A la mémoire du passé ferroviaire de la Bolivie
Apres ce périple de quatre jours, nous retournons vers la civilisation en douceur en s'arrêtant dans un
cimeterre de trains a vapeurs aux bords d'Uyuni. Des trains entiers dont la carcasse couleur rouille n'est pas pour dépareiller avec l'environnement sont ici exposés aux agressions du climat. Ils
sont les vestiges d'une époque un peu plus prospère ou le réseau ferroviaire était mieux entretenu et plus développé que maintenant. Les importantes mines environnantes d'étain, de nickel, de
souffre ou même d'or nécessitaient alors un moyen de transport efficace.
Delanoë doit influencer la politique urbaine de Bolivie
Le soir venu à Uyuni, nous laissons les parents d'Alba et sa grand-mère à la station de bus pour qu'ils continuent leur visite de la Bolivie, direction La Paz. Nous,
nous attendons gentiment qu'il soit minuit, pour repartir avec le même moyen de transport qui nous avait amené jusqu'ici, le train. La dernière étape en bus, d'Oruro à Cochabamba fut couronnée
d'une petite surprise à l'arrivée.
Eh oui,
salutable initiative du gouvernement, c'était le jour des piétons. Qui dit jour des piétons, dit interdiction à tout véhicule de circuler, on ne fait pas les choses à moitié en Bolivie ! Le bus
arrive quand même à entrer un peu dans la ville mais nous dépose à l'exact opposé de la maison. Deux petites heures de marche supplémentaires nous permettrons enfin de rejoindre le foyer et d'y
profiter d'une douche plus que méritée, après quatre jours sans se laver... (excepté la baignade dans les eaux thermales). Une vie bien moins aventureuse m'attend maintenant.
Par Clemequat
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Mercredi 14 novembre 2007
Me voilà donc en vacances pour quelques semaines dans la cité bolivienne. Ca tombe bien Camille aussi, tiens, tiens, quel curieux hasard... Nous passons tout d'abord quelques jours
oisifs à profiter du beau temps dans la petite maisonnette et le jardin rocailleux qu'elle partage avec Alba. En effet, contrairement à la majorité du reste de la Bolivie, il ne fait pas froid à
Cochabamba. Il y fait même très bon avec grand soleil, tous les jours.
Camille et Alba habitent dans un quartier un peu à l'écart
de la ville ou les rues de terres et les chiens errants règnent en maîtres. Outre le fait qu'il ne vaut mieux pas trop s'y balader seul à quatre du mat un samedi soir quand tous les boliviens
sortent bourrées des bars environnants, c'est assez tranquille. Durant cette première semaine nous allons visiter LE monument de la ville, une statue du Christ de 34 mètres qui surplombe la
ville. Elle est juste un peu plus grande que celle de Rio de Janeiro, histoire de dire... Les quelques milliers de marches pour y accéder ne sont pas gravies sans efforts, mais la vue à
l'arrivée, plus que la magnifique sculpture, en vaut bien la peine. Camille essaie d'imiter les chanteuses de clips boliviens en prenant la pause avec son chapeau couleurs locales devant un
panorama de la ville.
A part ça,
Cochabamba ne possède pas énormément d'autres sites touristiques mais l'atmosphère y est paisible et bien agréable. Je commence à peine à m'y habituer qu'on est déjà mercredi (je suis arrivé
le samedi précèdent). Nous devons partir direction le sud de la Bolivie pour rejoindre Alba qui est avec ses parents pour faire un petit tour de quatre jours en 4x4 dans le Salar d'Uyuni, le plus
grand désert de sel au monde. C'est donc reparti pour un petit voyage en bus avant de prendre un train de nuit qui nous emmènera jusqu'au point de départ de notre voyage, Uyuni.
Par Clemequat
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4000 km parcourus, 60h de bus, 1h de taxi, 2h d'avion le tout durant une semaine de voyage, voilà quelques données en vrac du périple qui nous a mené de Quito à
Cochabamba.
Etant quasiment impossible de réserver des billets pour un trajet qui part d'une autre ville que celle où l'on est, nous avons donc voyagé au " jour le jour ".
Plan de notre périple
Nous sommes partis le 20 août au soir de Quito pour passer une nuit dans le bus avant d'arriver à Cuenca, superbe ville de style coloniale dans le sud de la Sierra
équatorienne. Après une courte visite de la ville, un autre bus nous conduisit le soir même jusqu'à Huaquillas, à la frontière avec le Pérou. Nous y passons une nuit pour traverser la frontière
le lendemain, dans un taxi qui nous emmène jusqu'a la ville péruvienne la plus proche, Tumbes. Le même jour nous prîmes l'avion jusqu'à Trujillo à deux heures de vol environ. Là encore nous avons
pu profiter d'une journée de visite de la ville. Par contre c'est à partir de ce moment que nos chemins se sont séparés avec les filles. Elles préféraient continuer en avion pour se rendre à
Cuzco puis sur le Machu Pichu avant de rejoindre Cochabamba. Moi, je choisi l'option la plus économique, à savoir continuer en bus. J'en ai donc pris un de nuit jusqu'a Lima. J'y suis resté trois
jours pour cause d'un petit désagrément que vous aurez le plaisir de connaître en lisant la suite… De Lima j'ai effectué le trajet le plus long du monde en me rendant directement jusqu'à La Paz,
en trente heures de bus et sans arrêts… Enfin la dernière ligne droite fut presque la plus dure pour cause de pétage plomb après trois jours à rester assis sans bouger... Mais enfin le 26 Août
j'arrive à Cochabamba.
Par Clemequat
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Avant de partir pour la Bolivie, nous faisons une étape de deux jours à Quito pour préparer un minimum notre voyage. Nous sommes accompagné de Kaz , un volontaire parti des
Galápagos en même temps que nous et de Natalia, Quiténienne rencontrée également sur San cristobal. Nous profitons de notre temps libre pour nous rendre dans l’une des attraction de Quito,
le téléférique qui mène au sommet du volcan Pichincha. Entre trouées de lumière et nuages menaçants nous admirons une vue de tout Quito.
On peut alors se rendre compte de l’étendue impressionnante de cette ville, étirée en longueur entre les deux flancs de la vallée qui l’abrite.
Après avoir déposé quelques affaires chez mon sympathique maître de stage, je rejoins mes camarades de voyage dans une auberge de jeunesse de la zone touristique où nous passerons la nuit, avant
le grand départ le soir du jour suivant...
Par Clemequat
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Ca y est, on est le 18 août et je quitte les Galápagos… Je crois que si vous avez tout lu de ce qui
précède, vous comprendrez facilement que j’ai été enchanté par mon séjour. C’est donc un peu triste que je monte dans le bateau qui nous emmène vers l’île de Baltra, ou se situe
l’aéroport.
Mais j’ai bientôt la tête ailleurs car une nouvelle aventure commence.
Vous vous souvenez peut-être que j’avais initialement prévu d’effectuer une nouvelle période de volontariat avec Jatun Sacha ? - Allez voir la page « que fais je donc faire en Equateur
pendant six mois ? » sinon .
Et bien, aspirant à plus de liberté et trouvant que ma période séparé de Camille avait assez duré, je me suis mis en tête de rallier la Bolivie…en bus. Par le plus grand des hasards il se trouve
que Elaine et Sophie, qui ont quitté les Galápagos en même temps que moi, avaient projeté d’aller à Cochabamba ! Nous ferons donc le voyage ensemble. Le récit de ce périple vous est conté
dans les pages qui suivent…
Par Clemequat
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Défilés en folie
J’ai eu la grande chance durant mon séjour de pouvoir assister aux festivité s célébrant l’anniversaire de la création du
gouvernement autonome de la province des Galápagos, ouf !
Comme ils aiment beaucoup faire ici et apparemment aussi dans toute l’Amérique du sud, j’assiste le samedi à des défilés à n’en plus finir. Tout le monde y passe.
En premier lieu l’armée et les marins de la base militaire de l’île, les policiers, les élus, les professeurs les élèves, les scouts et j’en passe. Tous sont sur leur trente et un et les
militaires s’efforcent de marcher le plus au pas possible. Le tout est accompagné par de nombreuses fanfares jouant toutes des airs différents, ce qui ajoute un peu à la cacophonie ambiante.
Mais il y a du soleil, c’est jour de fête est l’ambiance est plutôt détendue.
L’après midi a lieu l’évènement le plus attendu, le défilé des miss. En effet le soir même a lieu l’élection de miss
Galápagos, choisie parmi les représentantes des trois cantons, celui d’Isabela, Santa cruz et bien sûr San Cristobal. Les chars transportant les candidates sont pas tous du meilleur goûts, mis il
ont l’air d’avoir été faits avec amours et ma foi, les miss sont plutôt mignonnes…
Le grand soir arrive. Après au moins une bonne heure de retard, la cérémonie est ouverte. Une série de
groupes traditionnels ou plus ou moins modernes se succèdent sur la scène, entrecoupés d’apparition des trois miss. Le clou du spectacle est le défilé des miss dans le costume censé
représenter leur île.
L’une est déguisée en coquillage, l’autre en mouette ou bien en soleil, ce qui n’est pas toujours à leur avantage !
L’heure du verdict arrive et Miss Isabela est déclarée gagnante, à la grande déception du public de San Cristobal…
C’en est fini pour ce soir, tout le monde rentre et se réserve pour la soirée du lendemain, durant laquelle le terrain de foot deviendra temporairement une piste de danse géante, ambiance
garantie !
A la découverte de l’archipel
Parce que les Galápagos ne se résument pas seulement à l’île de San Cristobal, il me fallait découvrir les autres. Apparemment la tradition est de faire un tour de 4
jours en bateau avec Manolo, un guide touristique du port qui a fait des volontaires sa chasse gardée. Nous ne dérogeons donc pas à la règle. C’est 350 dollars par personne, une
somme, mais on n’est pas tous les jours aux Galápagos.
Nous partons donc un jeudi matin dès l’aube, direction l’île de Floreana. Nous ferons ensuite étape sur Isabela, puis Santa Cruz et retour à San Cristobal avec un petit détour par Santa Fé.
Jetez un coup d’œil à la carte pour vous faire une idée du trajet. Je suis accompagné par les autres volontaires fraîchement arrivés. En tout nous sommes dix sur un bateau ma foi correct, mais
sans couchettes bien sûr. Nous passerons donc nos nuits à l’hôtel sur chaque île.
Floreana
Après deux heures de bateau nous arrivons près d’un îlot. Tous à nos combinaisons masques et tubas, il va
falloir se mettre à l’eau ! Malgré une température pas très accueillante, nous ne regrettons pas le plongeon au vu du spectacle qui nous est offert. Nous sommes au beau milieu d’un
banc de poissons aux couleurs chatoyantes. De temps à autre un oiseau vient crever la surface de l’eau pour en attraper un.
Des otaries viennent également nous accompagner et jouer avec nous.
Arrivant droit sur nous à pleine vitesse, elles dévient de leur trajectoire au dernier moment. Cette fois ci, on a aussi la chance d’apercevoir un requin, qui se réfugie dans les profondeurs à
notre vue. Cette féerie terminée nous remontons sur notre fidèle embarcation profiter d’un petit goûter des plus agréables.
Nous débarquons enfin sur l’île principale. Une plage de sable noir nous attend, on y profite un peu du soleil avant de partir pour la traditionnelle visite des tortues. La ballade se finit sur
les hauteurs de l’île ou les pirates qui l’ont habité autrefois ont laissé des traces de leur passage: des grottes et une curieuse statue avec de l’herbe en guise de cheveux. Le soir nous
mettons le cap sur Isabela.
Isabela
Après une nuit réparatrice, nous partons pour le volcan le plus important de l’île, la Sierra Negra.
Nous montons jusqu’au sommet à cheval dans un trajet plutôt mouvementé. En haut le spectacle est impressionnant. Nous sommes maintenant au dessus des nuages qui semblent s’écouler comme
de l’eau sur les flancs du volcan. Face à nous, une caldeira de 11 kilomètres de diamètre, la deuxième plus importante du monde. Nous poursuivons à pied l’expédition dans un champ de lave
qui borde le cratère. Le paysage est lunaire, de la roche noire aux formes étranges à perte de vue sous un soleil de plomb.
Seuls
quelques cactus et de petits lézards traduisent une présence vivante. Nous passons à coté de trous béants dégageant une odeur de souffre avant de prendre un peu de repos sur le point culminant
des environs. Depuis là nous jouissons d’une vue imprenable sur le reste de l’île. A l’heure du retour, nous rejoignons nos montures pour une descente chaotique dans des nuages
de poussières.
Nous passons le deuxième jour sur un petit bateau taxi qui nous promène au milieu de la mangrove. Apres
une indispensable étape pour admirer les fonds sous marins nous débarquons sur un îlot. Les formations volcaniques y ont laissé des canaux dans lesquels se prélassent quelques requins. Sur le
chemin j’ai l’impression de voir un rocher se mouvoir, arrivé plus près je réalise qu’il est couvert de bébés iguanes se chevauchants les uns les autres.
Puis
il y en a partout et nous devons faire attention où nous posons nos pieds pour ne pas risquer d’en écraser un !
Cette balade terminée nous reprenons le bateau pour aller observer au plus près les étranges fous à pattes bleues. Le soleil est assez bas et sa lumière jaune
rend le spectacle magnifique. Puis c’est le retour pour notre dernière nuit sur Isabela.
Santa Cruz
Sur cette île nous avons encore droit à un petite visite des tortues, mais celles ci sont plus impressionnantes
que d’habitudes par leur taille vraiment gigantesque. Nous nous rendons également dans une forêt de Scalesia, ces arbres aux allures de brocolis, endémiques des Galápagos.
En se baladant dans celle ci nous arrivons devant de gigantesques trous béants au milieu de la végétation. Ils se sont formés suite à l’effondrement d’énormes
cavités laissées par le retrait de torrents de
lave souterrains.
Nous finissons la journée par la visite de l’un de ces tunnels. Leur taille est impressionnante, au moins un dizaine de mètres de haut sur trois de large.
Retour ensuite à Puerto ayora, la plus grosse ville des Galápagos pour y passer la nuit. Le lendemain, quartier libre le matin avant le retour à San cristobal. J’en profite
pour découvrir un peu la ville. J’assiste à l’arrivée de poisson frais au port, découpé et vendu sur place, sous les yeux attentifs des pélicans affamés. Nous repartons dans l’après midi
pour notre île. Sur le retour nous profitons d’un arrêt près de Santa Fé pour aller admirer une dernière fois les fonds marins. Il est dimanche, fin d’un périple fantastique. Lundi retour à la
station, ses moustiques et son humidité permanente…
Par Clemequat
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Publié dans : Un mois aux Galapagos
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