Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 19:44
Récit de quelques éventements sortant du quotidien exposé précédemment.
 
Un nouveau toit pour la cuisine

En plein chantier Aujourd’hui c’est le grand jour nous allons remplacer le vieux toit en feuilles et en bambou de la cuisine par de la belle tôle bien brillante. Tout les prétextes étant bons pour éviter d’aller couper des ronces à la machette, les volontaires pour aider à mener cette réalisation a bien ne se font pas attendre. Mais finalement ce sont pepo, miguel et cesar qui font le plus gros du boulot à jouer les équilibristes sur la charpente de la nouvelle construction. Après avoir péniblement traîné une poutre de son lieu de coupe jusqu'au chantier, je me sens un peu inutile. Alors je trouve mon rôle, ce sera d’immortaliser cet évènement !


Etape broyage Comment faire du papier recyclé
 
Moi aussi j’ai choisi d’apporter ma petite pierre au fonctionnement écolo de la station. Cesar m’a chargé de faire du beau papier blanc à partir de rouleaux de PQ usagés…si, si c’est possible. Première étape, faire des confettis et laisser tremper deux à trois jours dans un grand bac d’eau. Deuxième étape, broyer cette mixture au moyen d’un moulin à café jusqu’à obtenir une pâte gluante et lisse. Troisième étape, ajouter un peu de chlore pour avoir quelque chose de moins gris et vous pouvez même colorer en bleu avec du choux rouge broyé (j’ai bien dit en bleu !). Quatrième étape, grâce à une fine grille puiser dans le bac la quantité nécessaire pour faire une feuille, presser et déposer le tout entre deux couches de tissus. Dernière étape, presser à mort la pile de feuilles préparées et laisser sécher. Et, ma foi le résultat n’est pas si mauvais !



  Sessions foot
 
Le choc est rude... Pour ne pas finir complètement mou de gland à force de passer toutes nos pauses affalés dans des hamacs, un peu de sport s’impose de temps en temps. Ici, cela est toujours synonyme de foot. Ca tombe, bien parce que en plus d’avoir un bar, Eugenia et Jaime on aménagé un petit terrain de foot à côté. C’est pas le luxe des grand s stades mais on a une vue plongeante sur la mer et ça fait bien plaisir. Les équipes sont toujours constituées de la même manière, Equateur contre le reste du monde. 

Les premières sessions ont été physiquement assez éprouvantes pour moi mais j’ai fini par m’habituer. Le plus dur restant quand même de retrouver le ballon au milieu de buissons épineux après une frappe légèrement dévissée…
De toute façon à chaque fin de partie, le réconfort  du bar n’est pas très loin. Apparemment les équatoriens ne peuvent jouer à aucun jeu sans parier une bière !

  
En quête de viande

 La bete est enfin morte Ici aux Galápagos, il n’y a pas que des espèces végétales introduites, il y en a aussi des animales… Comme le cochon par exemple, qui, retourné à l’état sauvage, fait pas mal de dégâts dans la végétation. Un jour,  en ayant marre de manger du poulet à tous les repas nous avons décidé de partir à la chasse au cochon. Plusieurs pièges ont été posés, mais sans succès. Nous employons donc les grands moyens, le chien de Pepo. Nous nous mettons donc en chemin armés de machettes pour ouvrir un sentier nous amenant directement sur la zone de chasse. Pour ma part, je trouve l’expédition assez marrante, mais en route une question me tracasse, comment allons nous attraper la bête et la tuer ?.... Au bout d’une petite demi-heure de marche je suis sur le point d’avoir une réponse. 

Rrraaaahhhhh ! Le chien a flairé une piste et nous entendons des groins groins caractéristiques. Chacun est sur ses gardes, car nous ne savons pas trop à quel gabarit d’animal nous avons à faire… Tout à coup ça y’est, nous voyons la bête. Complètement désorientée elle reste figée sans bouger. Arrive enfin la réponse à la question de tout à l’heure, pour l’attraper il nous faudra la plaquer ! Une première tentative échoue mais la deuxième est la bonne. La arrive la réponse à la deuxième question, le cochon sera exécuté à l’aide…d’un couteau suisse ! Un premier essai pour lui transpercer le cœur échoue, la lame étant trop courte… Nous nous résolvons donc à l’égorger sous les yeux terrifiés des végétariens qui nous accompagnent.  A près quelques soubresauts le pauvre animal finit par mourir. Le plus dur est maintenant à venir, il faut le ramener. Pour ça pas mieux que de le ficeler sur une grosse branche et de porter le tout. Après moult efforts et croulant sous le poids de la victime, nous arrivons enfin à la station. Une grosse marmite d’eau bouillante est sur le feu. Après avoir pelé, raclé tranché et découpé la bête, elle nous est servie au repas du soir. Un cochon de moins sur l’île.
Par Clemequat - Publié dans : Un mois aux Galapagos
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /Oct /2007 20:40
Petite note: maintenant si vous voulez voir les légendes des images vous n'avez qu'à passer la souris dessus, ça m'évite une mise en page fastidieuse et compliquée...


La journée de travail Un travail dangereux !  

Voilà comment s’organise a peu près notre emploi du temps.Lever le matin aux aurores pour un petit dèj’ à 7h et travail vers 8h. Tous les volontaires se réunissent pour l’attribution des taches de la journée, qui sont principalement: 

Travail de débroussaillage

Elimination des « mauvaises espèces » pour préparer le terrain aux « bonnes ». Nos seuls outils sont une machette et un bâton. Au début c’est marrant, mais à la fin de la matinée un peu moins, une fois que l’on se retrouve avec les bras couverts de griffures et de piqûres de moustiques… Scalesia  






Planter de nouveaux arbres
Deux taches constituent ce travail, soit creuser des trous,  soit mettre des jeunes plants dedans. Pour ma part je préfère la deuxième. On replante la majeure partie du temps une espèce nommée Scalesia, endémique des Galápagos et qui une fois adulte ressemble un peu à un brocoli géant. 


Le potager Jardinage dans le « vivero »
Pas trop fatiguant mais un peu ennuyeux. Aménager des espaces pour entreposer les jeunes pousses, préparer du compost et mettre à germer les graines sont les principales taches. Ce travail a l’avantage de permettre de longues discussions entrecoupées de périodes d’activités.
Entretien du potager 
Récolter les légumes murs, en planter d’autre, arroser, voilà ce qu’il y a à faire. C’est un boulot plutôt tranquille, qui plus est, permet d’aller se balader et d’admirer une belle vue sur la mer si on va au jardin le plus éloigné.  

Oranges et mer... Aider à préparer le repas
C’est vraiment le travail le plus cool, on passe son temps à discuter avec Jenny et Chavela, en faisant semblant de s’activer à couper des oignons. Le seul petit hic c’est quand on est chargé d’aller récolter des oranges dans la nature, on retrouve les joies des piqûres de moustiques et de fourmis rouges qui apparemment aiment bien se loger dans l’écorce des orangers. Voilà ce qui occupe le plus gros de nos journées. On travaille de 8h à 12h avec une bonne petite pause à 10h.On reprend à 14h jusqu'à 16h. Après il nous faut passer par l’indispensable rituel de la douche froide, puis en attendant le repas, on étudie la position la plus confortable à adopter dans un hamac. A 18 h, on va dîner, faute d’absence d’électricité et de nuit qui tombe à 18h 30.Pour la suite... ça vaut bien la peine que j’y consacre un nouveau paragraphe. 



Chez Jaime et Eugenia

Jaime et Eugenia derriere leur bar Mais qui sont donc ces deux personnages ? Aussi étonnant que cela puisse paraître vu notre situation, ce sont les propriétaires d’un bar situé juste à côté de la station, en plein milieu de la jungle. Voilà donc où nous allons passer quasiment toutes nos soirées après le dîner. Contrairement a chez nous, il y a de l’électricité, et surtout… deux tables de billard. Je peux vous dire que je me suis pas mal exercé et que j’attends de pied ferme tous les challengers à la K-fêt ! 
Notre activite favorite Outre des billards, il y a de la musique, chose à laquelle on n’a pas accès autrement. Les soirées durent plus ou moins longtemps suivant l’humeur du jour, mais lorsqu’elles se finissent en jeux à boire, le réveil du lendemain est plutôt difficile. Vous remarquerez finalement que malgré tout ce qui sépare ma vie de l’INA de celle d’ici, il y a quand même quelques points communs !



Les week-ends

Front de mer Le vendredi fait un peu partie du week-end puisque c’est le jour de randonnée, on part en expédition, guidé par un des membres de la station. On a ainsi découvert pas mal de jolis coins, tout savourant le plaisir de se gaver d’oranges ou de fruits de la passion que nous cueillons au fil de la balade. En milieu d’après midi nous prenons le fameux taxi pick-up direction le port pour le reste du week-end. Durant ces deux jours nous retrouvons la civilisation dans la capitale provinciale de Galápagos, « Puerto Baquerizo Moreno ». Il y règne un rythme tranquille et décontracté plutôt agréable, bien que parfois un peu trop envahit par les touristes. 


Notre plage De jour on va se balader le long de la plage, ou bien on se prélasse sur le sable à la manière des otaries qui nous entourent.  On peut également aller se balader aux milieux de roches volcaniques et des cactus, aller observer les frégates, les fous a pattes bleus, les iguanes... 
Otarie nous imitant ... ou bien encore les tortues marines si on est allé au préalable s’équiper d’un masque et d’un tuba. Je crois que sans les touristes ce serait vraiment le paradis !

Polo's bar

Enfin le soir, on ne change pas trop de nos habitudes de la semaine… Mais attention, on respecte toujours un ordre précis, à chaque tranche horaire correspond son bar.  En fin de soirée, on en est généralement à trois, de toute façon, il n’y en a pas beaucoup plus à faire ! Bien que le reggæton passe en boucle dans ces bars, l’ambiance est assez occidentalisée et on y entend plus souvent parler anglais qu’espagnol, tourisme oblige.
 
Pas bien
La aussi le billard est souvent roi, avec des joueurs équatoriens pas toujours de bonne foi, surtout lorsque ils ont parié une bière ! C’est qu’ici les consos valent au moins le double que dans le reste du pays. Après tout de même quelques cahipiriñas chacun rentre à son hostal ou il jouit Retour a la station d’un repos bien mérité.
Le week-end se termine le dimanche vers 17 h, heure à laquelle nous prenons un taxi direction les hauteurs, les nuages et les moustiques…
 


Autour du port

La Galapaguera, Puerto Chino, El Junco

La Gualapaguera Pour ma première sortie, trois étapes au programme. Après trois bonnes heures de marche nous sommes arrivés à la Galapaguera, un parc destiné à protéger les si célèbres tortues géantes. Un guide nous a emmené les observer au plus près, mais ça tenait plus du zoo que de l’expédition sauvage. 
Sympa hein ? Ensuite direction Puerto Chino, une plage de sable fin et d’eau turquoise, pour ma première baignade plutôt agréable !  Dernière étape, « El Junco », une lagune au sein du cratère d’un volcan. Première sortie placée sous le signe de la diversité donc.
 

Le sentier aux frégates


Cactus pres du sentier Comme son nom l’indique ce petit chemin à coté du port permet d’aller observer facilement ces grands oiseaux qui portent ce ballon rouge sous la gorge. 

Jeune fregate






Emprunter ce sentier c’est aussi l’occasion de voir plein d’otaries sur un plage vide de touriste pour une fois, des fous à pattes bleus ou encore une statue de Darwin et un vieux canon tout rouillé.



La « Loberia »
  

Iguane marin Encore une plage. Mais cette fois ci avant de nous y rendre nous sommes allés louer masque et tubas pour ma première vision sous marine des Galápagos. Vraiment pas de regrets ! En plus des otaries qui commencent presque à devenir banales et des iguanes marins j’ai pu nager avec des tortues marines, et voir des tas de poissons de toutes les couleurs… Pas de requins par contre qui sont pourtant très courants ici, mais pas dangereux dit on !
Par Clemequat - Publié dans : Un mois aux Galapagos
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Jeudi 11 octobre 2007 4 11 /10 /Oct /2007 22:59

Sa raison d’être 

Comme vous le savez déjà si vous avez lu la rubrique « Que vais je faire pendant six mois en Equateur ? », la station biologique dans laquelle j’ai passé un mois sur les Galápagos fait partie de la fondation Jatun Sacha. Celle-ci a pour but de promouvoir la conservation des écosystèmes menacés de l’Equateur. Mais qu’en est il plus concrètement de « ma » station ?

Galapagos Pour commencer, elle est située sur l’île de San Cristobal, la plus veille et la plus a l’est de l’archipel. Formée de plusieurs volcans, son altitude varie entre 0 et 800 mètres environ. A chaque altitude correspond un climat et un écosystème particulier. Du plus aride près de la cote au très humide et luxuriant sur les hauteurs.
Malheureusement les espèces originaires du continent s’acclimatent très bien dans ce dernier. Nombres d’entre elles sont introduites très régulièrement, volontairement ou accidentellement. Une fois arrivées elles sont souvent plus compétitives que les espèces endémiques des Galápagos et envahissent l’écosystème a leur détriment. 


   L'archipel des Galapagos

Scalesias La station se trouve précisément dans la partie de l’île concernée par ces problèmes. On s’y emploie donc principalement à éliminer les espèces invasives au profit de la réintroduction d’espèces endémiques. Parallèlement a cela on essaye d’y développer un mode d’agriculture moins nocif pour l’écosystème fragile qui l’entoure. Afin de pouvoir ensuite proposer aux habitants de l’île des solutions conciliant niveau de vie décent et respect de l’environnement. Voilà exposés brièvement les objectifs que l’on poursuit ici, mais qui ne sont finalement pas si faciles à mettre en pratique !                           Végetation qui entoure la station


Description des lieux  

The New House Le mieux pour vous en faire une idée serait de jeter un coup d’œil à mes photos, mais je voudrais quand même y ajouter quelques détails. La station est constituée principalement de quatre bâtiments reliés par des petits sentiers au milieu de la végétation. Trois sont des résidences pour les volontaires et le staff.  Il y a « the old house », la plus vétuste, « the new house », un peu plus confortable et une dernière sans nom. Le quatrième bâtiment est la cuisine qui fait aussi office de salle à manger. Elle est également le point de rendez vous pour toutes les réunions ou retrouvailles.
   Peintures dans "The Old House"

Papayiers A cela on peu rajouter « el vivero », endroit ou sont choyés les bébés arbres destinés a être replantés et deux jardins potagers dans lequel on produit des tomates, poivrons aubergines pour notre propre subsistance.

Tout l’espace restant est occupé par moult arbres fruitiers.  On y trouve entre autres des papayes, des oranges, des citrons, des bananes, des fruits de la passion mais aussi des avocats. Tous sont flanqués d’une petite pancarte indiquant leur provenance, natifs ou introduits. Pour finir un petit mot sur les douches, petites cabanes en bambous où on ne trouve que de l’eau froide mais ce qui n’est apparemment pas pour déplaire a des colonies d’araignées d’une taille tout a fait respectable…
 


                                                           Arbres a papayes (Papayiers ?)


Les gens  

Pepo Pour nous entourer et nous guider dans le travail, nous somme entourés par une petite équipe de 6 personnes, tous plus sympathiques les uns que les autres. Il y a d’abord Cesar, le directeur de la station, très cultivé, sa femme et son fils de 5ans gabriel. Pour l’épauler on trouve Miguel jouant les gros bras mais avec une voix de castra ça le fait pas trop.  Pepo, as de la machette. Et les cuisinières toujours a l’affût de potins sur les volontaires, Chavela et Jenny accompagnée de sa jeune fille surexcitée. En ce qui concerne la troupe d’étranger qui m’entoure, elle est majoritairement,constituée de britanniques, d’américains, et d’allemands. Malgré la présence également d’un slovène et quelques équatoriens, l’anglais sera de rigueur pour communiquer…

 


Pepo et ses amis préférés
Par Clemequat - Publié dans : Un mois aux Galapagos
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Lundi 8 octobre 2007 1 08 /10 /Oct /2007 17:45

    Ca y’est le grand jour est arrivé ! Aujourd’hui je m’envole pour les Galápagos. J’ai rendez-vous a 8h00 l’aéroport avec Elaine et Sophie, les deux filles rencontrées lundi, pour un départ prévu a 09h00. Toujours aidé par le décalage horaire je me réveille au moins à six heures, mais ça a du bon puisque je ne serai pas en retard à l’aéroport. Le vol par contre lui si ! Nous décollons vers 09h30.


Cotopaxi
Le Cotopaxi, Plus de 5000m d'altitude.

    Nous survolons le Cotopaxi, volcan actif le plus haut au monde. Après trois heures de vol environ et une petite étape a Guayaquil, la plus grande et la plus dangereuse ville du pays nous arrivons sur l’île de Baltra dans l’archipel des Galápagos.
L'aéroport des Galapagos      On est tout de suite plongé dans un autre monde car en sortant de l’avion ce sont des cactus et des iguanes se prélassant sur le bitume brûlant de la piste qui nous attendent. Ce qui nous attend aussi c’est la taxe d’entrée dans le parc des Galápagos qui s’élève tout de même à 100 $ ! Cette formalité accomplie, nous nous laissons guider par un envoyé de la station Jatun sacha qui nous fait prendre un bus direction le port.
    Là nous embarquons sur un petit rafiot aménagé avec des chaises de jardin, mais équipé de deux moteurs de taille disproportionnée en comparaison à celle du bateau. 
                                                                           Soleil et Cactus voici les Galapagos !

Le port de Baltra      Nous larguons les amarres et commençons un petit voyage bien tranquille longeant la côte. Je m’imagine alors que nous seront arrivés dans quelques minutes. En fait pas du tout, nous prenons ensuite le large, la mer devient un peu plus houleuse et les moteurs tournent à plein régime dans un vacarme qui empêche toute conversation. De toute façon, pour certains il n’est pas question de parler, la tête plongée dans un sac plastique ils attendent avec impatience l’arrivée a bon port ! Celle ci survient au bout de trois heures de navigation environ et 90 kilomètres parcourus. Nous sommes maintenant sur l’île de San Cristobal. 
   Ici, ce sont les animaux qui sont les plus téméraires !

    La dernière étape est maintenant de rallier la station qui bien sur, ne se trouve pas en ville. Avec quelques autres volontaires qui avaient pris le même bateau que nous, nous embarquons à bord d’un taxi pick-up. Le voyage n’est pas beaucoup plus confortable que la traversée en bateau car nous nous engageons bientôt sur une piste cabossée, a cela il faut rajouter les nuages et la pluie qui font leur apparition lorsque nous grimpons en altitude.

Mon chez moi      Nous arrivons finalement a la station après 40 min de ce transport pour le moins stimulant ! A l’entrée un panneau nous souhaite la bienvenue puis nous sommes accueillis par des « Hello !» provenant de volontaires confortablement installés dans des hamacs au premier étage de la maison. Heureux présage ! Un responsable nous accueille à son tour et nous guide chacun vers nos chambres respectives. La maison nous abritant est de construction assez sommaire, bois, bambous et tôles ouverts aux quatre vents. Les toilettes sont dans une petite cabane a l’extérieur, idem pour les douches et il n’y a ni électricité,          La maison qui m'accueillera pendant un mois
ni eau chaude….Aïe, aïe, aïe !


    Mais somme toute, je ne m’attendais pas à autre chose et cela me convient très bien, il ne faut tout de même pas oublier que nous sommes sur une île au milieu de la jungle ! Vers 18 heures nous nous dirigeons vers la cuisine à une centaine de mètres pour dîner. Nous y faisons la connaissance du reste de la troupe et de César, le directeur de la station qui nous accueille chaleureusement. Demain matin on nous présenteras la station, ses activités et sa raison d’être, c’est donc parti pour un mois de vie dans la nature…

Par Clemequat - Publié dans : Un mois aux Galapagos
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 16:27

     Après ma nuit mémorable a Miami, je m'envole pour l'aéroport de Panama City.Je réussi tout de même à me retrouver assis à côté de quelqu'un qui connaissait l'INA, en Amérique du sud ce n'est pas rien ! Bon facile en fait puisque c'était un ancien des Mines de Paris...

Aéroport Quito     Lors de l'atterrissage dans la capitale équatorienne, j'ai bien cru que nous allions nous poser au milieu d'une rue.L'aéroport est imbriqué dans le tissu urbain d'une façon impressionnante ! Le taxi que devait commander mon hostal est bien au rendez-vous, il m'y mènera sans encombres, moyennant tout de même 8 dollars….
    Le lendemain je me réveille à 5 heures du mat pour cause décalage horaire sans pour autant me lever (faut pas déconner quand même !) Le midi je rencontre mon maître de stage sur son lieux de travail, super sympa il m'invite a déjeuner dans le centre commercial du coin. J'y goûte des Empanadas pas mauvaises du tout et des bananes cuites, miam ! Ma seule autre activité de la journée sera ensuite d'envoyer la convention fraîchement signée à notre chère DET (Direction des Etudes pour les non INAiens).
   Monument devant l'aéoport de Quito

    Lundi, c'est le jour de mon rendez vous à la fondation Jatun Sacha, ultime étape avant de m'envoler pour les Galápagos. J'y fais alors connaissance de quelques autres volontaires dont Elaine et Sophie, toutes partant sur les " îles enchantées " également. J'assiste alors à une courte présentation de la station biologique, exposant rapidement les objectifs et les moyens des projets développés là bas. 
    Avant de partir, un membre de la fondation nous remet notre billet d'avion, sans oublier de demander en échange quelques billets verts. Notre vol part Mercredi.

Volcan Pichincha     Le jour suivant est celui des préparatifs. Je me rend avec mes deux nouvelles amies respectivement allemande et française dans une boutique de camping pour y acheter une moustiquaire pour se protéger le visage, il paraît que les moustiques pullulent là bas…cool.Avant de rentrer à mon hostal, je vais retirer quelques dollars puisque les distributeurs automatiques ne sont apparemment pas très répandus sur les Galápagos. Je m'endors sans difficultés, des images de tortues, otaries et autres animaux galapagossiens…
 
                                                          Le Pichincha, volcan surplombant la ville de Quito

Par Clemequat - Publié dans : Un voyage morcelé !
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 17:06

Pardon pour ce titre un brin vulgaire mais vous allez comprendre.

     Une seule étape pour se rendre de Paris à Quito n'étant pas suffisante, une deuxième était prévue au programme de mon voyage: 3h de transit à Miami. Rien qu'a l'idée d'y passer je m'imaginais déjà super fier en pouvant dire apres que j'avais déjà mis les pieds aux States, yeah !

Nice view ! Voilà ce que j'aurais vu de l'Amérique !


     Arrivé dans la ville reine de Floride, je n'échappe pas aux contrôle des services d'immigration. Premiere constatation, la file réservée aux " citoyens non américains" est déjà bien plus importante que celle pour les résidents des U.S.A... longue attente en perspective. Mais c'était sans compter sur la bonté des policiers américains qui ont absolument tenu a ce que je passe un peu plus de temps sur le territoire national. 

     En effet, mon tour arrivé, je montre mon passeport, un officier le regarde pendant de longues minutes, puis au lieu de me le rendre, le passe à  un de ses collègue en m'indiquant de le suivre. Bon...ok, j'obtempère. Il m'emmene dans une salle d'attente ou  une foule de gens patiente déjà, en faisant tous une tête d'enterrement. Là, sans plus d'explication et avec une expression de méchant policier Américain il me prie de bien vouloir faire la meme chose tout le monde, attendre. Une heure plus tard, avec un niveau de tension en augmentation constante dans la salle, un gros officier bien gras appelle une série de gens dont je fais partie tout en accumulant leurs passeports dans ses mains.

Mon vol part sans moi...      Et tout ça pourquoi ? Pour nous conduire tous dans une autre salle où nous faisons la meme chose que dans la première. Une bonne heure plus tard, en allant aider un français a se faire comprendre des aurorités Américaines je profite de l'occasion pour demander ce qu'il en est de mon cas, commencant à me faire de sérieux soucis quant à mon vol en partance pour Quito. En guise de réponse l'officier me pose une série de question sur mes études, les raisons de ma venue aux States, ce que j'allais faire en équateur...et toujours avec le même air méprisant et dédaigneux.

    Je finirais au bout du compte par récupérer mon passeport sans plus d'explication, mais trop tard ! Arrivé dans le hall de ma compagnie, l'enregistrement est déjà clos. Je me retrouve donc coincé là et sans mes bagages qui devaient passer d'un avion à l'autre automatiquement.
   En attendant mon vol pour Quito...

    Heureusement une gentille hotesse de la compagnie qui parle Francais est prise d'affection pour moi et se débrouille pour me trouver un autre vol, le lendemain, avec une petite étape de plus à Panama. Elle me proposera même de me loger chez elle pour la nuit, mais au moment de notre rendez-vous, je ne trouverais personne et seraiscontraint de passer une nuit pas très confortable callé entre deux sièges d'une des salles d'attente de l'aéroport de Miami...

Merci les Américains !

Par Clemequat - Publié dans : Un voyage morcelé !
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 16:38

Big beun     Comme cela m'arrive tres rarement, je m'y suis pris un peu tardivement pour reserver mes billets d'avion direction l'Equateur...

     Depuis Paris ? Trop cher. Qu'a cela ne tienne je partirais de Londres les vols sont moins chers, et c'est bien d'ailleurs la seule chose qui le soit la bas. Depart pour la capiltale Britannique prevu donc  le 13 juillet (depuis Paris il me faut bien un endroit d'ou quitter la france quand meme...).

     Apres m'etre rendu compte la veille que je n'etais autorise qu'a emmener seulement 20 kilos de bagages contre les 46 que j'avais apporte a Paris, je me rend a roissy a 6h du mat', pour un depart a 8h45 en laissant derriere moi plus de la moitie des vetements que j'avais prevu d'emmener...


Toute l'originalité est dans l'angle de prise de vue !

Buckingham Palace     Londres, 9h heure locale. Ca y'est j'ai maintenant une journee a occuper puisque mon vol pour quito n'est que le lendemain. Apres avoir depose mon cinquieme de quintal de bagage dans l'hostel reserve pour la nuit, je pars a la decouverte de la capitale londonienne. Programme charge, j'ai decide d'en voir le maximum dans un minimum de temps.

     Premiere etape dans les immenses jardins de hyde park ou je m'accorde tout de meme une petite sieste. Ensuite un saut a buckingham palace, deux trois photos, clic clac, puis direction big ben et "the house of parlament". Apres un passage dans le "tube" je vais dans le quartier huppe du "temple" pour finir ensuite par le Tower bridge sous le soleil couchant.    Apres cette journee extenuante, je me rends a l'hostel pour y jouir d'un repos bien merite en compagnie de mes "roommates", francais bien sur. Durant la nuit je me prepare psychologiquement a faire face au choc des cultures une fois a Quito et a quitter tout ce qui m'est familier pour un bon bout de temps - et tout ceux que j'aime..."Caaamiiille!!...."

                                                                                            De cliché en cliché...

Par Clemequat - Publié dans : Un voyage morcelé !
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Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 16:36

   Ca y est, j'y ai longuement reflechi, pense et repense, mais aujourd'hui c'est decide, je vais moi aussi faire mon blog, na!
   J'espere reussir a vous tenir au courant de mes aventures, mais je vous previens, ne vous attendez pas a tout connaitre en details de ma vie equatorienne, puisque je n'ai acces a internet que le week-end et que je ne souhaite pas les passer dans leur totalite devant un ordinateur !
   Enfin je vous previens egalement que si vous etes amateurs d'accents de toutes sortes, graves, aigus ou circonflexes, vous allez etre decu car les claviers espagnols n'en comportant pas, je ne pourrais en aucun cas les faire figurer dans mes textes.
   Bon assez de disgression, passons a l'essentiel, place au voyage...

Par Clemequat
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