Les premières sessions ont été physiquement assez éprouvantes pour moi mais j’ai fini par m’habituer. Le plus dur restant quand même de retrouver le ballon au milieu de buissons épineux après une frappe légèrement dévissée…
Mais qui sont donc ces deux personnages ? Aussi étonnant que cela puisse paraître vu notre situation, ce sont les
propriétaires d’un bar situé juste à côté de la station, en plein milieu de la jungle. Voilà donc où nous allons passer quasiment toutes nos soirées après le dîner. Contrairement a chez
nous, il y a de l’électricité, et surtout… deux tables de billard. Je peux vous dire que je me suis pas mal exercé et que j’attends de pied ferme tous les challengers à la K-fêt !
Outre des billards, il y a de la musique, chose à laquelle on n’a pas accès autrement. Les soirées durent plus ou moins longtemps suivant l’humeur du jour, mais lorsqu’elles se finissent en jeux
à boire, le réveil du lendemain est plutôt difficile. Vous remarquerez finalement que malgré tout ce qui sépare ma vie de l’INA de celle d’ici, il y a quand même quelques points
communs !
... ou bien encore les tortues marines si on est allé au préalable s’équiper d’un masque et d’un tuba. Je crois que sans les touristes ce serait vraiment le
paradis !
Comme son nom l’indique ce petit chemin à coté du port permet d’aller observer facilement ces grands oiseaux qui portent ce ballon rouge sous la
gorge.
Encore une plage. Mais cette fois ci avant de nous y rendre nous sommes allés louer masque et tubas
pour ma première vision sous marine des Galápagos. Vraiment pas de regrets ! En plus des otaries qui commencent presque à devenir banales et des iguanes marins j’ai pu nager avec
des tortues marines, et voir des tas de poissons de toutes les couleurs… Pas de requins par contre qui sont pourtant très courants ici, mais pas dangereux dit on !
Sa raison d’être
Comme vous le savez déjà si vous avez lu la rubrique « Que vais je faire pendant six mois en Equateur ? », la station biologique dans laquelle j’ai passé un mois sur les Galápagos
fait partie de la fondation Jatun Sacha. Celle-ci a pour but de promouvoir la conservation des écosystèmes menacés de l’Equateur. Mais qu’en est il plus concrètement de « ma » station
?
Pour commencer, elle est située sur l’île de San Cristobal,
la plus veille et la plus a l’est de l’archipel. Formée de plusieurs volcans, son altitude varie entre 0 et 800 mètres environ. A chaque altitude correspond un climat et un écosystème
particulier. Du plus aride près de la cote au très humide et luxuriant sur les hauteurs.
Malheureusement les espèces originaires du continent s’acclimatent très bien dans ce dernier. Nombres d’entre elles sont introduites très régulièrement, volontairement ou accidentellement. Une
fois arrivées elles sont souvent plus compétitives que les espèces endémiques des Galápagos et envahissent l’écosystème a leur détriment.
L'archipel des Galapagos
La
station se trouve précisément dans la partie de l’île concernée par ces problèmes. On s’y emploie donc principalement à éliminer les espèces invasives au profit de la réintroduction d’espèces
endémiques. Parallèlement a cela on essaye d’y développer un mode d’agriculture moins nocif pour l’écosystème fragile qui l’entoure. Afin de pouvoir ensuite proposer aux habitants de l’île des
solutions conciliant niveau de vie décent et respect de l’environnement. Voilà exposés brièvement les objectifs que l’on poursuit ici, mais qui ne sont finalement pas si faciles à mettre en
pratique ! Végetation qui entoure la station
Pour nous entourer et
nous guider dans le travail, nous somme entourés par une petite équipe de 6 personnes, tous plus sympathiques les uns que les autres. Il y a d’abord Cesar, le directeur de la station, très cultivé,
sa femme et son fils de 5ans gabriel. Pour l’épauler on trouve Miguel jouant les gros bras mais avec une voix de castra ça le fait pas trop. Pepo, as de la machette. Et les cuisinières
toujours a l’affût de potins sur les volontaires, Chavela et Jenny accompagnée de sa jeune fille surexcitée. En ce qui concerne la troupe d’étranger qui m’entoure, elle est
majoritairement,constituée de britanniques, d’américains, et d’allemands. Malgré la présence également d’un slovène et quelques équatoriens, l’anglais sera de rigueur pour communiquer…
Ca y’est le grand jour est arrivé ! Aujourd’hui je m’envole pour les Galápagos. J’ai rendez-vous a 8h00 l’aéroport avec Elaine et Sophie, les deux filles rencontrées lundi, pour un départ prévu a 09h00. Toujours aidé par le décalage horaire je me réveille au moins à six heures, mais ça a du bon puisque je ne serai pas en retard à l’aéroport. Le vol par contre lui si ! Nous décollons vers 09h30.
Le Cotopaxi, Plus de 5000m d'altitude.
Nous survolons le Cotopaxi, volcan actif le plus haut au monde. Après trois heures de vol environ et une petite étape a Guayaquil, la plus grande et
la plus dangereuse ville du pays nous arrivons sur l’île de Baltra dans l’archipel des Galápagos.
On est tout de
suite plongé dans un autre monde car en sortant de l’avion ce sont des cactus et des iguanes se prélassant sur le bitume brûlant de la piste qui nous attendent. Ce qui nous attend aussi c’est la
taxe d’entrée dans le parc des Galápagos qui s’élève tout de même à 100 $ ! Cette formalité accomplie, nous nous laissons guider par un envoyé de la station Jatun sacha qui nous fait prendre
un bus direction le port.
Là nous embarquons sur un petit rafiot aménagé avec des chaises de jardin, mais équipé de deux moteurs de taille disproportionnée en comparaison à celle du
bateau.
Soleil
et Cactus voici les Galapagos !
Nous larguons les amarres et commençons un petit voyage bien tranquille longeant la côte. Je m’imagine alors que nous seront arrivés
dans quelques minutes. En fait pas du tout, nous prenons ensuite le large, la mer devient un peu plus houleuse et les moteurs tournent à plein régime dans un vacarme qui empêche toute
conversation. De toute façon, pour certains il n’est pas question de parler, la tête plongée dans un sac plastique ils attendent avec impatience l’arrivée a bon port ! Celle ci survient au
bout de trois heures de navigation environ et 90 kilomètres parcourus. Nous sommes maintenant sur l’île de San Cristobal.
Ici, ce sont les animaux qui sont les plus téméraires !
La dernière étape est maintenant de rallier la station qui bien sur, ne se trouve pas en ville. Avec quelques autres volontaires qui avaient pris le
même bateau que nous, nous embarquons à bord d’un taxi pick-up. Le voyage n’est pas beaucoup plus confortable que la traversée en bateau car nous nous engageons bientôt sur une piste cabossée, a
cela il faut rajouter les nuages et la pluie qui font leur apparition lorsque nous grimpons en altitude.
Nous arrivons finalement a la station après 40 min de ce transport pour le moins stimulant ! A l’entrée un panneau nous souhaite la bienvenue puis nous sommes
accueillis par des « Hello !» provenant de volontaires confortablement installés dans des hamacs au premier étage de la maison. Heureux présage ! Un responsable nous accueille à
son tour et nous guide chacun vers nos chambres respectives. La maison nous abritant est de construction assez sommaire, bois, bambous et tôles ouverts aux quatre vents. Les toilettes sont dans
une petite cabane a l’extérieur, idem pour les douches et il n’y a ni électricité, La maison qui
m'accueillera pendant un mois
ni eau chaude….Aïe, aïe, aïe !
Mais somme toute, je ne m’attendais pas à autre chose et cela me convient très bien, il ne faut tout de même pas oublier que nous sommes sur une île
au milieu de la jungle ! Vers 18 heures nous nous dirigeons vers la cuisine à une centaine de mètres pour dîner. Nous y faisons la connaissance du reste de la troupe et de César, le
directeur de la station qui nous accueille chaleureusement. Demain matin on nous présenteras la station, ses activités et sa raison d’être, c’est donc parti pour un mois de vie dans la
nature…
Après ma nuit mémorable a Miami, je m'envole pour l'aéroport de Panama City.Je réussi tout de même à me retrouver assis à côté de
quelqu'un qui connaissait l'INA, en Amérique du sud ce n'est pas rien ! Bon facile en fait puisque c'était un ancien des Mines de Paris...
Lors de l'atterrissage dans la capitale équatorienne, j'ai bien cru que nous allions nous poser au milieu d'une rue.L'aéroport est imbriqué dans le tissu urbain
d'une façon impressionnante ! Le taxi que devait commander mon hostal est bien au rendez-vous, il m'y mènera sans encombres, moyennant tout de même 8 dollars….
Le lendemain je me réveille à 5 heures du mat pour cause décalage horaire sans pour autant me lever (faut pas déconner quand même !) Le midi je rencontre mon maître de
stage sur son lieux de travail, super sympa il m'invite a déjeuner dans le centre commercial du coin. J'y goûte des Empanadas pas mauvaises du tout et des bananes cuites, miam ! Ma seule autre
activité de la journée sera ensuite d'envoyer la convention fraîchement signée à notre chère DET (Direction des Etudes pour les non INAiens).
Monument devant l'aéoport de Quito
Lundi, c'est le jour de mon rendez vous à la fondation Jatun Sacha, ultime étape avant de m'envoler pour les Galápagos. J'y fais alors
connaissance de quelques autres volontaires dont Elaine et Sophie, toutes partant sur les " îles enchantées " également. J'assiste alors à une courte présentation de la station biologique,
exposant rapidement les objectifs et les moyens des projets développés là bas.
Avant de partir, un membre de la fondation nous remet notre billet d'avion, sans oublier de demander en échange quelques billets verts. Notre vol part Mercredi.
Le jour suivant est celui des préparatifs. Je me rend avec mes deux nouvelles amies respectivement allemande et française dans une boutique de camping pour y acheter
une moustiquaire pour se protéger le visage, il paraît que les moustiques pullulent là bas…cool.Avant de rentrer à mon hostal, je vais retirer quelques dollars puisque les distributeurs
automatiques ne sont apparemment pas très répandus sur les Galápagos. Je m'endors sans difficultés, des images de tortues, otaries et autres animaux galapagossiens…
Le
Pichincha, volcan surplombant la ville de Quito
Pardon pour ce titre un brin vulgaire mais vous allez comprendre.
Une seule étape pour se rendre de Paris à Quito n'étant pas suffisante, une deuxième était prévue au programme de mon voyage: 3h de transit à Miami. Rien qu'a l'idée d'y
passer je m'imaginais déjà super fier en pouvant dire apres que j'avais déjà mis les pieds aux States, yeah !
Voilà
ce que j'aurais vu de l'Amérique !
Arrivé dans la ville reine de Floride, je n'échappe pas aux contrôle des services d'immigration. Premiere constatation, la file réservée aux " citoyens non américains"
est déjà bien plus importante que celle pour les résidents des U.S.A... longue attente en perspective. Mais c'était sans compter sur la bonté des policiers américains qui ont absolument tenu a ce
que je passe un peu plus de temps sur le territoire national.
En effet, mon tour arrivé, je montre mon passeport, un officier le regarde pendant de longues minutes, puis au lieu de me le rendre, le passe à un de ses collègue
en m'indiquant de le suivre. Bon...ok, j'obtempère. Il m'emmene dans une salle d'attente ou une foule de gens patiente déjà, en faisant tous une tête d'enterrement. Là, sans plus
d'explication et avec une expression de méchant policier Américain il me prie de bien vouloir faire la meme chose tout le monde, attendre. Une heure plus tard, avec un niveau de tension en
augmentation constante dans la salle, un gros officier bien gras appelle une série de gens dont je fais partie tout en accumulant leurs passeports dans ses mains.
Et tout ça pourquoi ? Pour nous conduire tous dans une autre salle où nous faisons la meme chose que dans la première. Une bonne heure plus tard, en allant aider un
français a se faire comprendre des aurorités Américaines je profite de l'occasion pour demander ce qu'il en est de mon cas, commencant à me faire de sérieux soucis quant à mon vol en partance
pour Quito. En guise de réponse l'officier me pose une série de question sur mes études, les raisons de ma venue aux States, ce que j'allais faire en équateur...et toujours avec le même air
méprisant et dédaigneux.
Je finirais au bout du compte par récupérer mon passeport sans plus d'explication, mais trop tard ! Arrivé dans le hall de ma compagnie, l'enregistrement est déjà clos. Je
me retrouve donc coincé là et sans mes bagages qui devaient passer d'un avion à l'autre automatiquement.
En attendant mon vol
pour Quito...
Heureusement une gentille hotesse de la compagnie qui parle Francais est prise d'affection pour moi et se débrouille pour me trouver un autre
vol, le lendemain, avec une petite étape de plus à Panama. Elle me proposera même de me loger chez elle pour la nuit, mais au moment de notre rendez-vous, je ne trouverais personne et
seraiscontraint de passer une nuit pas très confortable callé entre deux sièges d'une des salles d'attente de l'aéroport de Miami...
Merci les Américains !
Comme cela m'arrive tres rarement, je m'y suis pris un peu tardivement pour reserver mes billets d'avion direction l'Equateur...
Depuis Paris ? Trop cher. Qu'a cela ne tienne je partirais de Londres les vols sont moins chers, et c'est bien d'ailleurs la seule chose qui le soit la bas. Depart pour
la capiltale Britannique prevu donc le 13 juillet (depuis Paris il me faut bien un endroit d'ou quitter la france quand meme...).
Apres m'etre rendu compte la veille que je n'etais autorise qu'a emmener seulement 20 kilos de bagages contre les 46 que j'avais apporte a Paris, je me rend a roissy a 6h
du mat', pour un depart a 8h45 en laissant derriere moi plus de la moitie des vetements que j'avais prevu d'emmener...
Toute l'originalité est dans l'angle de prise de vue !
Londres, 9h heure locale. Ca y'est j'ai maintenant une journee a occuper puisque mon vol pour quito n'est que le lendemain. Apres avoir depose mon
cinquieme de quintal de bagage dans l'hostel reserve pour la nuit, je pars a la decouverte de la capitale londonienne. Programme charge, j'ai decide d'en voir le maximum dans un minimum de
temps.
Premiere etape dans les immenses jardins de hyde park ou je m'accorde tout de meme une petite sieste. Ensuite un saut a buckingham palace, deux trois photos, clic clac,
puis direction big ben et "the house of parlament". Apres un passage dans le "tube" je vais dans le quartier huppe du "temple" pour finir ensuite par le Tower bridge sous le soleil
couchant. Apres cette journee extenuante, je me rends a l'hostel pour y jouir d'un repos bien merite en compagnie de mes "roommates", francais bien sur. Durant la nuit je me
prepare psychologiquement a faire face au choc des cultures une fois a Quito et a quitter tout ce qui m'est familier pour un bon bout de temps - et tout ceux que
j'aime..."Caaamiiille!!...."
De
cliché en cliché...
Ca y est, j'y ai longuement reflechi, pense et repense, mais aujourd'hui c'est decide, je vais moi aussi faire mon blog, na!
J'espere reussir a vous tenir au courant de mes aventures, mais je vous previens, ne vous attendez pas a tout connaitre en details de ma vie equatorienne, puisque je n'ai acces
a internet que le week-end et que je ne souhaite pas les passer dans leur totalite devant un ordinateur !
Enfin je vous previens egalement que si vous etes amateurs d'accents de toutes sortes, graves, aigus ou circonflexes, vous allez etre decu car les claviers espagnols n'en
comportant pas, je ne pourrais en aucun cas les faire figurer dans mes textes.
Bon assez de disgression, passons a l'essentiel, place au voyage...