Vendredi 19 octobre 2007
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Défilés en folie
J’ai eu la grande chance durant mon séjour de pouvoir assister aux festivité s célébrant l’anniversaire de la création du
gouvernement autonome de la province des Galápagos, ouf !
Comme ils aiment beaucoup faire ici et apparemment aussi dans toute l’Amérique du sud, j’assiste le samedi à des défilés à n’en plus finir. Tout le monde y passe.
En premier lieu l’armée et les marins de la base militaire de l’île, les policiers, les élus, les professeurs les élèves, les scouts et j’en passe. Tous sont sur leur trente et un et les
militaires s’efforcent de marcher le plus au pas possible. Le tout est accompagné par de nombreuses fanfares jouant toutes des airs différents, ce qui ajoute un peu à la cacophonie ambiante.
Mais il y a du soleil, c’est jour de fête est l’ambiance est plutôt détendue.
L’après midi a lieu l’évènement le plus attendu, le défilé des miss. En effet le soir même a lieu l’élection de miss
Galápagos, choisie parmi les représentantes des trois cantons, celui d’Isabela, Santa cruz et bien sûr San Cristobal. Les chars transportant les candidates sont pas tous du meilleur goûts, mis il
ont l’air d’avoir été faits avec amours et ma foi, les miss sont plutôt mignonnes…
Le grand soir arrive. Après au moins une bonne heure de retard, la cérémonie est ouverte. Une série de
groupes traditionnels ou plus ou moins modernes se succèdent sur la scène, entrecoupés d’apparition des trois miss. Le clou du spectacle est le défilé des miss dans le costume censé
représenter leur île.
L’une est déguisée en coquillage, l’autre en mouette ou bien en soleil, ce qui n’est pas toujours à leur avantage !
L’heure du verdict arrive et Miss Isabela est déclarée gagnante, à la grande déception du public de San Cristobal…
C’en est fini pour ce soir, tout le monde rentre et se réserve pour la soirée du lendemain, durant laquelle le terrain de foot deviendra temporairement une piste de danse géante, ambiance
garantie !
A la découverte de l’archipel
Parce que les Galápagos ne se résument pas seulement à l’île de San Cristobal, il me fallait découvrir les autres. Apparemment la tradition est de faire un tour de 4
jours en bateau avec Manolo, un guide touristique du port qui a fait des volontaires sa chasse gardée. Nous ne dérogeons donc pas à la règle. C’est 350 dollars par personne, une
somme, mais on n’est pas tous les jours aux Galápagos.
Nous partons donc un jeudi matin dès l’aube, direction l’île de Floreana. Nous ferons ensuite étape sur Isabela, puis Santa Cruz et retour à San Cristobal avec un petit détour par Santa Fé.
Jetez un coup d’œil à la carte pour vous faire une idée du trajet. Je suis accompagné par les autres volontaires fraîchement arrivés. En tout nous sommes dix sur un bateau ma foi correct, mais
sans couchettes bien sûr. Nous passerons donc nos nuits à l’hôtel sur chaque île.
Floreana
Après deux heures de bateau nous arrivons près d’un îlot. Tous à nos combinaisons masques et tubas, il va
falloir se mettre à l’eau ! Malgré une température pas très accueillante, nous ne regrettons pas le plongeon au vu du spectacle qui nous est offert. Nous sommes au beau milieu d’un
banc de poissons aux couleurs chatoyantes. De temps à autre un oiseau vient crever la surface de l’eau pour en attraper un.
Des otaries viennent également nous accompagner et jouer avec nous.
Arrivant droit sur nous à pleine vitesse, elles dévient de leur trajectoire au dernier moment. Cette fois ci, on a aussi la chance d’apercevoir un requin, qui se réfugie dans les profondeurs à
notre vue. Cette féerie terminée nous remontons sur notre fidèle embarcation profiter d’un petit goûter des plus agréables.
Nous débarquons enfin sur l’île principale. Une plage de sable noir nous attend, on y profite un peu du soleil avant de partir pour la traditionnelle visite des tortues. La ballade se finit sur
les hauteurs de l’île ou les pirates qui l’ont habité autrefois ont laissé des traces de leur passage: des grottes et une curieuse statue avec de l’herbe en guise de cheveux. Le soir nous
mettons le cap sur Isabela.
Isabela
Après une nuit réparatrice, nous partons pour le volcan le plus important de l’île, la Sierra Negra.
Nous montons jusqu’au sommet à cheval dans un trajet plutôt mouvementé. En haut le spectacle est impressionnant. Nous sommes maintenant au dessus des nuages qui semblent s’écouler comme
de l’eau sur les flancs du volcan. Face à nous, une caldeira de 11 kilomètres de diamètre, la deuxième plus importante du monde. Nous poursuivons à pied l’expédition dans un champ de lave
qui borde le cratère. Le paysage est lunaire, de la roche noire aux formes étranges à perte de vue sous un soleil de plomb.
Seuls
quelques cactus et de petits lézards traduisent une présence vivante. Nous passons à coté de trous béants dégageant une odeur de souffre avant de prendre un peu de repos sur le point culminant
des environs. Depuis là nous jouissons d’une vue imprenable sur le reste de l’île. A l’heure du retour, nous rejoignons nos montures pour une descente chaotique dans des nuages
de poussières.
Nous passons le deuxième jour sur un petit bateau taxi qui nous promène au milieu de la mangrove. Apres
une indispensable étape pour admirer les fonds sous marins nous débarquons sur un îlot. Les formations volcaniques y ont laissé des canaux dans lesquels se prélassent quelques requins. Sur le
chemin j’ai l’impression de voir un rocher se mouvoir, arrivé plus près je réalise qu’il est couvert de bébés iguanes se chevauchants les uns les autres.
Puis
il y en a partout et nous devons faire attention où nous posons nos pieds pour ne pas risquer d’en écraser un !
Cette balade terminée nous reprenons le bateau pour aller observer au plus près les étranges fous à pattes bleues. Le soleil est assez bas et sa lumière jaune
rend le spectacle magnifique. Puis c’est le retour pour notre dernière nuit sur Isabela.
Santa Cruz
Sur cette île nous avons encore droit à un petite visite des tortues, mais celles ci sont plus impressionnantes
que d’habitudes par leur taille vraiment gigantesque. Nous nous rendons également dans une forêt de Scalesia, ces arbres aux allures de brocolis, endémiques des Galápagos.
En se baladant dans celle ci nous arrivons devant de gigantesques trous béants au milieu de la végétation. Ils se sont formés suite à l’effondrement d’énormes
cavités laissées par le retrait de torrents de
lave souterrains.
Nous finissons la journée par la visite de l’un de ces tunnels. Leur taille est impressionnante, au moins un dizaine de mètres de haut sur trois de large.
Retour ensuite à Puerto ayora, la plus grosse ville des Galápagos pour y passer la nuit. Le lendemain, quartier libre le matin avant le retour à San cristobal. J’en profite
pour découvrir un peu la ville. J’assiste à l’arrivée de poisson frais au port, découpé et vendu sur place, sous les yeux attentifs des pélicans affamés. Nous repartons dans l’après midi
pour notre île. Sur le retour nous profitons d’un arrêt près de Santa Fé pour aller admirer une dernière fois les fonds marins. Il est dimanche, fin d’un périple fantastique. Lundi retour à la
station, ses moustiques et son humidité permanente…
Par Clemequat
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Publié dans : Un mois aux Galapagos
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