Mardi 23 octobre 2007
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18:10
Pour nous rendre à la frontiere avec le Pérou, je découvre la vraie manière équatorienne de conduire un bus. Le chauffeur roule à
une allure impressionnante, sur des routes bordant le vide, double tout le monde même les voitures et le plus souvent dans les virages en prenant la corde parce que c’est plus court… C’est donc
avec soulagement que nous arrivons à Huaquillas, ville proche de la côte. Le paysage est maintenant assez plat et le climat chaud et humide entretient une végétation assez dense. Ici l’économie
repose sur la culture de bananes et de crevettes dans des grandes piscines qui remplacent la mangrove originelle. Nous nous rendons à la nuit tombante à notre hôtel après avoir cassé nos dents
sur les morceaux de viande d’un plat mangé au coin de la rue. En chemin, on prend bien la précaution de rentrer nos T-shirts dans nos pantalons et de fermer les ouvertures de nos vêtements pour
éviter toute piqûre de moustique car nous sommes ici dans une zone sujette au paludisme.
Le
lendemain, après avoir changé nos dollars en soles (monnaie Péruvienne) nous nous dirigeons vers la frontière. Certains nous conseillent de prendre un bus jusqu'à la prochaine ville au Pérou
d’autre un taxi équatorien puis un péruvien. Finalement on opte pour la deuxième option. Le premier taxi nous laisse devant le pont qui matérialise la limite entre les deux pays. Là, nous nous
faisons alpaguer par un mec un peu louche qui nous propose de nous mener jusqu'à son taxi de l'autre coté de la frontière. On n’a pas trop le choix alors on accepte. Il nous conduit dans une
arrière cour gardée par un type armé, on n’est pas très rassurés.
On monte dans
sa voiture toute pourrie et nous partons pour le service d’immigration péruvien. Ce sera 1,50 dollar nous dit le chauffeur. Apres avoir rempli les formalités nécessaires à l’entrée au Pérou, nous
remontons dans le taxi pour aller jusqu'à Tumbes, première ville après la frontière. C’est alors que durant le trajet, le chauffeur nous annonce maintenant que ce sera douze dollars par personne
! Après quelques protestations on paye, car encore une fois on n’a pas trop le choix. On arrive dans Tumbes plutôt énervés et dans une ambiance qui semble presque hostile. Voulant quitter au plus
tôt cette ville pas très accueillante, nous décidons de prendre l’avion. Mais une fois rendus à l’agence de voyage, je me rend compte qu’il me manque quelque chose…mon passeport. Je l’ai oublié
dans le taxi, la tuile ! J’arrive quand même à acheter le billet d’avion pour Trujillo, prochaine étape péruvienne. Mais nous passons le reste de la matinée au commissariat en attendant d’obtenir
des papiers qui me permettront de continuer le voyage. Décidemment ce n’est vraiment pas un bon jour !
Seul point positif, nous profitons des quelques
heures qu'il nous reste avant de prendre notre avion pour aller visiter la mangrove toute proche. Le spectacle en vaut la peine, nous nous rendons sur « l’île aux oiseaux », envahie de frégates
en pleine période amoureuse qui poussent des cris à tout va en gonflant fièrement leur poche rouge. La visite comprend normalement une étape dans une ferme aux crocodiles qui peuplent le fleuve
un peu plus en amont, mais l’heure tardive nous oblige à rentrer à l’aéroport. A 18 heures (vol prévu à 17 h…), nous nous envolons depuis l’aéroport minuscule de la ville après une journée
exténuante.
Par Clemequat
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Publié dans : De Quito à Cochabamba
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